J'étais la semaine dernière à Vœil-et-Giget, près d'Angoulême où la délégation de Charente de France Patchwork m'avait invité à donner un cours de boutis : l'ambiance et le cadre étaient aussi beaux que le temps.
C'est l'occasion pour moi de vous annoncer l'exposition que la délégation organise, sous la présidence de Pierrette Chaigne dont le mandat s'achève aux regrets des adhérentes, au Vieux Château de Montbron (16220), du 8 au 24 mai 2010.
L'exposition ne présentera pas particulièrement mes modèles de boutis , mais les œuvres des adhérentes et les œuvres de Lucile Dupeyrat qui méritent un détour.
J'aime particulièrement ses tentures où elle organise, entres autres, des dentelles : Art et Passementerie est le thème du blog qui présente ses œuvres.
Cette semaine, je suis à Vaux-sur-Mer, où je suis l'invité d'honneur de
l'exposition annuel du Patchwork-Club de la Côte de Beauté
: certains de mes boutis seront exposés, et je donne des cours de boutis à Vaux et
dans la région toute la semaine.
L'exposition est dans la salle Équinoxe à Vaux-sur-Mer, du 1er au 16 mai 2010, qu'on se le dise car le club est particulièrement talentueux !
Rassurez-vous, la colle n'est pas indispensable dans la fabrication du boutis, mais peut, parfois, se révéler utile…
Je présente les modèles de boutis, que je propose lors de mes cours, dans de multiples petits montages, des sortes de petits patchworks double face qui donnent différentes idées de présentation ; c'est pour moi très laborieux de faire les montages avec des épingles, puis en faufilant pour que cela ne gondole pas avant de coudre à proprement dire : Kumiko Nakayama propose une colle temporaire en bâton qui vous permet de bâtir plus simplement.
La colle à bâtir est bleue quand elle est fraîche, et invisible une fois sèche ; elle n'encrasse pas les aiguilles que ce soit en cousant à la main ou à la machine. Elle disparaît complètement au premier lavage.
Ci-dessous des images de mon dernier montage en cours de réalisation :
J'ai utilisé cette colle pour fixer le molleton dans le mini patchwork double face, qui insère le boutis (côté envers du tissu japonais) ; quand j'ai retourné l'ouvrage, avant d'appliquer sur l'envers le cadre sur le contour du boutis (côté rouge), le molleton collé sur une face a bien tenu, surtout dans les angles où caler le molleton était toujours difficile.
Les œuvres, imaginées et réalisées par les artistes qui ont eu la gentillesse de participer à l'aventure de ce livre, édité par les Éditions de Saxe, seront réunies une nouvelle fois.
Le modèle de boutis "U-Bear" a été le prétexte à une riche collaboration de plusieurs artistes associant leur propre technique à celle de la piqûre de Marseille,
Pour cette occasion, l'association organise un cours de boutis que je donnerai le mardi 22 juin 2010.
(inscriptions : contacter Danièle Legueurlier tel : 02 33 07 55 98 ou daniele.legueurlier@sfr.fr)
Le ciel, le soleil et la mer…, cliquer sur
l'image pour l'agrandir !
FOURNITURES
nécessaires à la technique du boutis
(lors de mes stages)
Les consommables
• Un modèle d’apprentissage, le dessin y est imprimé sur batiste de
coton à l’encre lavable, le tissu du dos. Le modèle sera choisi et
acquis au début du cours. • Du fil solide blanc (n°
40 ou à quilter
pur coton, voir mercerisé, ou mélangé suivant le choix fait…) • Du
fil de coton à tricoter blanc (type n° 8 de chez Lebaufil). • Du fil
de couleur qui ne peluche pas (pour le faufilage). • Et un dessin sur
batiste de coton et dos, pour chaque personne inscrite au stage :
Chaque élève choisira, au début du
cours,
1 exercice pré imprimé (parmi 4), qu'il avancera suivant son propre
rythme, achevant certaines zones.
Chaque exercice s'inscrit dans un dessin
carré de 16 cm pour un objet fini à incruster
Chaque dessin propose d’aborder la
réalisation des points de Vauvert, points d'Aix et tunnels.
Je ne vends pas de fournitures à
l’exception du tissu sur lequel est imprimé le dessin et le coupon de
dos associé comme décrit plus haut, ainsi que, indépendamment du cours,
quelques autres modèles près
imprimés que j'apporte avec moi.
Les outils
• Un crayon noir ou tout stylo à encre effaçable à la fin du travail
(par exemple : Pilot, Frixion Ball d’une autre couleur que le noir). •
Un cercle à broder Ø 18 ou 20
cm, et 12 cm pour
débuter, (dont on aura habillé, au minimum, le cercle intérieur d’un
ruban de coton sergé). • Deux dés à
quilter (le sommet n’est pas bombé, mais en cuvette), il vous
en
faut un pour chaque main (pour un droitier, pour le majeur de la main
droite et l’index de la main gauche. • Des aiguilles à quilter
n° 10 (dites demi-longues). •
Un jeu d’aiguilles à tapisserie du n°
18 au 26 (pointes rondes, qui serviront à introduire le coton à
tricoter).
Bien sûr
• Une paire de ciseaux à broder, un tire-aiguille, épingles et tout
autre outil courant, en bon état,
pour travaux de couture.
Je suis surpris que l'on oppose mes modèles de boutis contemporains aux boutis traditionnels !
Ma technique est traditionnelle, provençale, mes dessins de boutis
sont contemporains, d'autres font des modèles sur des dessins classiques, là est la
seule différence.
Pour qu'une tradition vive, il faut qu'elle épouse son
temps – évidemment, sans en épouser les préjugés. Les modèles de boutis que je propose, ainsi que leurs usages,
s'insèrent plus facilement dans notre quotidien.
Que faire, aujourd'hui, de pétassons si ce n'est pour des occasions exceptionnelles, d'autant plus que l'on "sacralise" trop ces boutis blancs qui, au final, représentent surtout beaucoup de travail !
Comme je ne saurais que faire de napperons, je ne peux concevoir que des boutis prenant place dans la vie quotidienne comme les luminaires par exemple.
Et la technique suit…
Par exemple, insérer des mèches dans des formes plus nerveuses (les dessins classiques sont généralement
plus "ronds") telles que des
tunnels finissant en biseaux , ne doit pas être une acrobatie occasionnelle. Pour ce faire, je me suis contenté d'adapter ma façon de faire, en laissant le lasso ouvert ... et tout biseau peut être conçu et méché sans difficulté.
La piqûre de Marseille continue d'évoluer comme elle semble avoir
fait évoluer le trapunto de Naples vers ce qu'elle est.
Ma formation d'architecte ne peut que m'entraîner vers un univers de formes influencées par mon environnement, mais je suis aussi influencé par mes souvenirs, dont ceux de l'enfance, en Provence, comme le Coeur Philippine.
Qui plus est mon style est le résultat de ma formation aux Beaux Arts et de mes goûts, disons que c'est un boutis des villes ! il est vrai que l'esthétique de mes boutis ne s'inscrit pas dans l'esthétique classique. Boutis des villes, boutis des champs, pour un clin d'œil au livre de Francine Nicole, ce n'est d'ailleurs pas une affaire de valeur mais de "penchant" !
Je remercie Marie Godard de m'avoir donné l'idée, sans le savoir, de faire ce billet, suite à une conversation autour d'un repas.
Marie Godard anime le Centre Européen des Étoffes et du Patchwork où sont organisées des expositions d'Art textile entre autres, rencontrée à l'occasion des cours que j'ai donnés à La Couserie Créative à Perpignan et Narbonne.
Rendez-vous est pris pour une exposition chez elle en 2012 !
Parmi les nouveautés, un petit modèle de boutis, imprimé sur tissu, que vous trouverez sur le stand A 18 de "Il était une fois…" ; c'est en avant première du modèle papier + explications qui paraitra dans le MagicPatch n° 85, mars/avril 2010, aux Éditions de Saxe, le
« Faire Philippine »
est une tradition très présente dans mon enfance lorsque nous cassions des
amandes en famille ou entre amis : trouver une double amande dans la même
coque entrainait le partage et l’espoir d’être le premier, lors de la prochaine
rencontre, à prononcer le mot magique « Philippine » et gagner un
petit cadeau en retour.
D'autre part, sur le stand des Éditions de Saxe vous trouverez, entre autres, les livres Boutis et Art du fil (ouvrage collectif dont les œuvres ont été exposées à Marseille voir dans un billet précédent) et Le Piqué Cordé et Brodé de Michelle Charvet.
et sur le stand de Le Temps Apprivoisé, le livre Boutis d'aujourd'hui qui donne un pas-à pas de la technique de la piqûre de Marseille pour faire des boutis.
Beaucoup à voir, à apprendre d'une grande diversité de boutis et de piqûres de Marseille dans une très bonne ambiance, si j'en juge par l'exposition de l'an dernier.
J'y serai par la pensée, j'anime un stage de boutis concomitant à l'autre bout de la France !
Désolé de ne pas pouvoir être de la fête, cette année, j'ai dessiné un boutis dédié au berceau de cette manifestation.
"BRETZELS au Val d'argent", imprimé sur batiste, sera disponible dans les bacs de la boutique du Carrefour Européen du Patchwork, à Sainte-marie-aux-Mines, tout au long de l'année, un ouvrage pour entretenir activement le souvenir de votre passage !
Le thème de l'écusson :
Des bretzels vous seront offerts, avec un verre de vin d’Alsace, pour
vous souhaiter la bienvenue dans le berceau du Carrefour Européen du Patchwork,
au Val d’Argent, communauté du Haut Rhin dont les blasons des communes ont
fourni les meubles héraldiques qui composent cet ouvrage (pointerolle et
marteau de mineur, sapin, alérion…).
Invité par la Délégation 13 de FRANCE PATCHWORK, pour l'exposition qui se tiendra du 11 septembre au 31 octobre 2009, 21 cours d'Éstienne d'Orves à Marseille, dans la MAISON DE L’ARTISANAT ET DES METIERS D’ART, j'exposerai des luminaires et principalement les œuvres du livre Boutis & Art du fil ; vous pouvez joindre les artistes en vous référant à leurs coordonnées ci-dessous :
U-Bear ! Cette expression énigmatique est tout simplement
une transcription à l’américaine de la manière dont mon prénom se prononce
là-bas (iou-bère). C’est un ami américain, Eugene Frank, de Santa Fe, au
Nouveau Mexique, qui en est l’inventeur et pour qui j’ai restructuré le
pied-à-terre parisien de l’Île Saint-Louis en 1989. Fréquemment, lors de ses
passages à Paris, il m’apportait des objets de l’artisanat des Indiens zuñi qui
vivent dans un « pueblo » du Nouveau Mexique, et notamment un animal,
toujours le même, sculpté dans une pierre dure et orné de plumes d’oiseau ou de
gravures. Ayant vécu au Gabon, je pensais que cet ami voulait me montrer que
les fétiches existaient aussi en Amérique et que leur matière, la pierre, était
sa manière délicate de faire allusion à mon métier d’architecte. Je croyais
qu’il s’agissait là de sangliers mais ce n’est qu’à son troisième présent que
j’osai hasarder une question. Non, c’était des ours ! Et il me précisa
même que ces fétiches amérindiens étaient un jeu de mots anglo-zuñi, presque un
rébus, sur mon prénom : You Bear (toi, ours) !
J’en ai donc fait un sujet pour une composition de
boutis/patchwork. L’ours polaire aussi blanc que la banquise où il maraude…,
renvoie à la neige dont Frédéric Mistral voyait des champs naître sous les
doigts des Cassidaines de la fin du XIXe siècle…
Voilà de quoi composer des pièces au point de Vauvert
pour évoquer sa fourrure. Le quilting reprendra le « U » pour
compléter le rébus sur un bloc "patte d'ours"! Et le tout porté par un boutis qui sera un champ de
neige pour le patchwork…
De vrais artistes de l’aiguille ont décliné ce thème
de l’ours, avec talent, sensibilité et imagination. Qu’ils soient tous
remerciés ici pour avoir bien voulu participer à cette riche « expérience
».
Remercions Viviane Rousset (Les Éditions de Saxe) d’en avoir fait un
livre pour les amateurs :Boutis &
Art du fil.
Merci pour l'accueil qui m'a été fait par les Normands et pour les encouragements reçus des nombreux visiteurs venus de tous les horizons à Saint-Pierre-le-Vieux pendant ces trois jours de fête !
L'ouvrage en cours de réalisation, le carré à la cigale de Provence, y était exposé.
Merci pour l'accueil qui m'a été fait pour l'exposition du 13 et 14 juin 2009, par l'Association Ats et loisirs à Breuillet et à Corinne de Patchwork & Co à Arpajon
J'ai été impressionné par la qualité des œuvres et par leur exposition.
En cliquant sur le bavoir , réalisé à partir d 'un modéle de " Boutis d aujourd hui " , partez à l' aventure. Chaque page de ce blog en japonnais vous émerveillera.